Didier Fabert (tartare): Sécuriser son VPS centos/redhat/fedora en 10 étapes.

Pré-requis

Depuis notre poste client, on s’assure qu’une paire de clés (rsa c’est mieux que dsa) existe pour notre utilisateur courant. Celle-ci servira à se connecter à notre VPS sans mot de passe, mais de manière sécurisée. Si ce n’est pas le cas, on n’en créé une et on lui affecte un mot de passe.

ssh-keygen -t rsa

On se sert ensuite de l’agent SSH pour ne renseigner le mot de passe de notre clé privée qu’une seule fois, mais si on préfère le taper à chaque fois ….

ssh-add

Sécurisation

On peut maintenant s’occuper de notre VPS:

  1. Dès réception du mail de confirmation d’installation, on se connecte en SSH sur notre VPS, avec le login root et le mot de passe fourni.
    Cette session ne doit pas être fermée avant de pouvoir se connecter sans mot de passe (par clé donc) avec l’utilisateur qui sera créé (point 7).
  2. On modifie tout de suite le mot de passe root
    passwd
  3. On ajoute un utilisateur standard et on lui affecte un mot de passe
    useradd -m -s /bin/bash -c "<Nom> <Prenom>" <mon-user>
    passwd <mon-user>
  4. Depuis notre poste client, on autorise notre clé sur le serveur
    ssh-copy-id <mon-user>@<ip-de-mon-vps>
  5. On Modifie la configuration du service SSH (typiquement le fichier /etc/ssh/sshd_config):
    • ne plus autoriser le super-utilisateur root
      PermitRootLogin no
    • ne plus autoriser les connexions par mot de passe (n’accepter que les connexions par clé)
      PasswordAuthentication no
    • On redémarre le service ssh (fedora, centos7 ou rhel7)
      systemctl restart sshd

      ou sur les distributions ne prenant pas en charge systemd (centos6 ou rhel6)

      service sshd restart
  6. Dans un autre shell, on s’assure que notre utilisateur peut se connecter au VPS sans mot de passe
    ssh <mon-user>@<ip-de-mon-vps>
  7. Maintenant que la porte d’entrée a été changée, que notre VPS est bien accessible depuis notre poste client avec un utilisateur normal, on peut fermer le shell ouvert en début de procédure, mais cela reste optionnel
  8. On met à jour son système
    yum update
  9. On met en place un firewall
    Si le service firewalld est disponible, il est normalement déjà installé:

    1. On obtient la zone par défaut
      firewall-cmd --get-default-zone
      public
      

      Notre zone par défaut s’appelle public

    2. On vérifie que le service ssh est autorisé sur le firewall
      firewall-cmd --zone=public --list-services
      dhcpv6-client ssh
    3. Si le service ssh n’est pas dans la liste, on l’ajoute (de manière permanente) et on recharge le firewall
      firewall-cmd --zone=public --permanent --add-service=ssh
      firewall-cmd --reload

    Sinon, on utilise le service iptables

    1. Si firewalld est installé mais qu’il ne fonctionne pas (merci à l’hébergeur qui ne sait pas configurer la technologie proxmox correctement), on le supprime
      yum remove firewalld
    2. On installe le service iptables
      yum install iptables-services
    3. On le démarre et on l’active
      systemctl start iptables
      systemctl enable iptables

      Ou sur les distributions ne prenant pas en charge systemd (centos6 ou rhel6)

      service iptables start
      chkconfig iptables on
      
    4. On met en place une configuration minimale dans le fichier /etc/sysconfig/iptables: on autorise le trafic entrant sur la boucle locale (localhost), les pings (protocole icmp), ainsi que le trafic entrant sur les connexions déjà établies ( state RELATED,ESTABLISHED ) plus le trafic entrant sur le port 22 (ssh) et surtout on ignore tout le reste avec la politique par défaut à DROP. Par contre, on autorise le trafic sortant.
      # sample configuration for iptables service
      # you can edit this manually or use system-config-firewall
      # please do not ask us to add additional ports/services to this default configuration                                                                                             
      *filter 
      :INPUT DROP [0:0]
      :FORWARD DROP [0:0]
      :OUTPUT ACCEPT [0:0]
      -A INPUT -m state --state RELATED,ESTABLISHED -j ACCEPT
      -A INPUT -p icmp -j ACCEPT
      -A INPUT -i lo -j ACCEPT
      -A INPUT -p tcp -m state --state NEW -m tcp --dport 22 -j ACCEPT
      COMMIT
      
    5. On redémarre le service iptables
      systemctl restart iptables

      Ou sur les distributions ne prenant pas en charge systemd (centos6 ou rhel6)

      service iptables restart
  10. On met en place le service fail2ban sur le service ssh
    • Installation
      yum install fail2ban
    • On met en place une configuration minimale: on surcharge le fichier jail.conf dans le fichier jail.local pour bannir les gros lourds 48 heures directement, car il ne peut y avoir de mots de passe mal renseigné, vu qu’on accepte uniquement les connexions par clés.
      [DEFAULT]
      ignoreip = 127.0.0.1/8 <ip-de-mon-vps>
      bantime = 3600
      banaction = firewallcmd-ipset
      banaction_allports = firewallcmd-ipset
      backend = systemd
      sender = fail2ban@<mon-domaine>
      destemail = root
      action = %(action_mwl)s
      
      [sshd]
      enabled  = true
      maxretry = 5
      bantime  = 172800
      findtime = 172800
      

      ou si firewalld n’est pas disponible

      [DEFAULT]
      ignoreip = 127.0.0.1/8 <ip-de-mon-vps>
      bantime = 3600
      banaction = iptables-multiport
      banaction_allports = iptables-allports
      backend = systemd
      sender = fail2ban@<mon-domaine>
      destemail = root
      action = %(action_mwl)s
      
      [sshd]
      enabled  = true
      maxretry = 5
      bantime  = 172800
      findtime = 172800
      
    • On démarre et on active le service
      systemctl start fail2ban
      systemctl enable fail2ban

      Ou sur les distributions ne prenant pas en charge systemd (centos6 ou rhel6)

      service fail2ban start
      chkconfig fail2ban on
      

Voilà, le VPS est maintenant sécurisé et les premiers courriels de bannissement des gros relous ne devraient pas tarder…


Source From: fedoraplanet.org.
Original article title: Didier Fabert (tartare): Sécuriser son VPS centos/redhat/fedora en 10 étapes..
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